Projet Alimentaire de Territoire

Feuille de route

Du Lundi 1 janvier 2018 au Lundi 31 décembre 2018

Coconstruite avec les acteurs de l'alimentation, la feuille de route du projet alimentaire territorial fixe la stratégie du territoire en la matière.

En 2015, Nantes métropole était ainsi l'une des premières collectivités à signer le Pacte de Milan, qui marque son investissement sur la question de l'alimentation, et son engagement à produire un projet alimentaire. Depuis, la collectivité a mené un important travail de concertation, qui a mobilisé 90 structures et 150 acteurs, issus des collectivités, des chambres consulaires, des associations, des entreprises, des producteurs, transformateurs et consommateurs.

 

 

8 engagements pour 2030

Il en ressort une feuille de route qui fixe le cap jusqu'en 2030. Son objectif : parvenir à  une alimentation locale, durable, et accessible à tous. Trois objectifs indissociables, qui servent la santé de tous, l'emploi, et la transition énergétique. Cette feuille de route s'appuie sur 8 engagments :

  • Développer des productions alimentaires, contribuant à la transition écologique
  • Sécuriser l’approvisionnement local et tendre vers une logistique bas carbone
  • Permettre à tous de manger à sa faim, sainement et équilibré
  • Intensifier la lutte contre le gaspillage alimentaire
  • Positionner la métropole comme territoire d’expérimentation du modèle alimentaire de demain
  • Éduquer et sensibiliser autour des enjeux de l’alimentation
  • Asseoir l’alimentation comme facteur de bien vivre-ensemble et de rayonnement
  • Construire ensemble un système alimentaire responsable.

"La Métropole se chargera de l’animation de cette feuille de route avec tous les partenaires engagés, explique Jean-Claude Lemasson, vice-président de Nantes Métropole à l'agriculture périurbaine et maire de Saint-Aignan de Grand Lieu. Les 8 engagements se déclineront en 30 actions opérationnelles. Et l'objectif est que, d’ici à 2030, nous ayions agi de manière concrète et durable."

Cette démarche ne se limitera pas au territoire métropolitain, étant donné qu'il est impossible de nourrir les plus de 630 000 habitants de la métropole avec la production du territoire. La collaboration avec les collectivités voisines sera donc essentielle. Des discussions sont d'ailleurs en cours avec le Pays de Retz.

61% des ménages de la métropoles ont fait évoluer leurs habitudes alimentaires

Parmi les premières manifestations concrètes de ce projet alimentaire territorial, un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) est lancé ce 5 octobre auprès des porteurs de projets intéressés et motivés pour développer un projet agricole viables sur le territoire. 12 sites ont été recensés et défrichés  pour accueillir une exploitation. Quant au nouveau défi Alimentation, il sera lancé le 13 octobre prochain. Son objectif sera d'amener les participants à augmenter leur consommation de produits bios, locaux et de saison, sans sacrifier le goût et faire grimper le budget. Une donnée financière qui sera l'une des grandes préoccupations de la Métropole dans ce projet.

"L'Agence d'urbanisme de l'agglomération nantaise (Auran) a mené une importante étude sur le sujet, interrogeant plus de 1000 personnes, souligne Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole et maire de Nantes. On y apprend que 61% des ménages de la métropoles ont déclaré avoir fait évoluer leurs habitudes alimentaires sur les deux à trois dernières années. Et que 7% des ménages disent consacrer 25 euros ou moins par semaine à l’alimentation. Cela indique qu'il faudra avoir une attention extrêmement forte sur la fracture alimentaire et le gaspillage alimentaire."

Pour aller plus loin