Créé en 2010, le Conseil Nantais du Patrimoine (CNP) est une instance consultative de la Ville en matière de patrimoine, sous toutes ses formes : bâti, industriel, végétal, paysager, immatériel et mémoriel... Après 10 ans d'existence, le CNP entre dans une période de renouvellement. 

A quoi sert le Conseil Nantais du Patrimoine ?

Le CNP forme une instance consultative qui touche au patrimoine sous toutes ses formes, qu’il soit bâti, industriel, végétal, paysager, immatériel et mémoriel... Sur tous ces sujets, le CNP formule, par des avis et recommandations, une expertise patrimoniale privilégiant une approche ouverte et plurielle. « Loin d’être figé, le patrimoine est quelque chose de vivant, qui nécessite des outils pédagogiques, une médiation avec le grand public, pour accompagner la fabrique de la ville de demain », poursuit l’élu. « Bénéficier de regards différents sur l’histoire de notre ville et sur son avenir, c’est une formidable richesse pour nous aider à coconstruire une nouvelle approche, nourrir les échanges et éclairer nos décisions politiques.

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Pour ce faire, le CNP formule, par des avis et recommandations, une expertise patrimoniale composée de divers points de vue, privilégiant une approche ouverte et plurielle, afin de nourrir les échanges et les débats sur des questions liées aux patrimoines. 

Comment ça marche ?

Le CNP se réunira en plénière 5 à 6 fois par an (en présentiel et/ou en distanciel) et restituera ses réflexions lors d’une rencontre annuelle ouverte au grand public. Il est demandé à chacun.e de ses membres un engagement dans la durée. 

Les membres du CNP auront à charge de valider leurs propres règles de fonctionnement avec l’aide des services de la Ville, lors de la commission de mise en place.

Qui le compose ? 

En 2021, le CNP a été profondément renouvelé, suite à un appel à candidatures largement relayé sur les réseaux sociaux et les différents supports de communication de la Ville de Nantes. Il est aujourd’hui composé de 17 membres bénévoles (et de six suppléants) : architectes, historiens, géographe, designer urbain, sociologue, étudiant, ingénieur, citoyen en lien étroit avec l’Économie Sociale et Solidaire, chargée de communication, etc. Il est vrai que les nouveaux profils et les motivations des membres de ce CNP renouvelé sont variés !

Les 17 membres du Conseil Nantais du Patrimoine

 

Rodrigue Goulard, architecte : « Petit-fils de maraîcher, ligérien, je suis attaché à ce territoire et à ses valeurs. Architecte, enseignant, éveilleur, mes pratiques de l’architecture de l’urbanisme et de l’environnement sont plurielles. Je vois dans cette candidature, la possibilité de mettre en place des dynamiques d’accompagnement aux changements qui m’apparaissent essentielles dans ce que nous devrons préserver, aménager et coconstruire sur notre territoire ».

 

Claire Portal, géographe : « Nantaise d’origine, je vois la ville évoluer. Dans mes recherches, je me suis intéressée à la géodiversité et aux géopatrimoines. Ce qui m’intéresse dans ce projet, c’est de comprendre l’appropriation du “site nantais”, son évolution et la façon dont les habitants sont attachés (ou pas !) aux lieux. J’espère pouvoir apporter un regard spatial et paysager sur les patrimoines nantais, complémentaire aux approches des autres membres au CNP. Étudier les patrimoines “vivants” dans ce contexte est passionnant ».

 

Amélie Nicolas, sociologue et historienne : « la question du patrimoine ne peut être réduite à une définition univoque. Il y a aussi la question du récit historique auquel nous nous référons et que sous-tendent les choix en matière de patrimoine. Je pense qu’il y a là un enjeu social fort dans l’écriture collective de ce récit. Nous allons pouvoir aider à construire, j’espère, des représentations élargies et partagées de l’histoire et du patrimoine dans la cité ».

 

Anne-Lise Auffret, chargée de valorisation du patrimoine : « J’ai eu envie de postuler parce que je suis intéressée par le devenir du patrimoine nantais et par sa place dans la ville de demain. J’attends de cette mission des moments d’échange afin d’enrichir les réflexions sur les patrimoines et leur place dans la fabrique de la ville ».

 

Valérie Joyaux, chargée de communication : « Issue du secteur du patrimoine et des musées, j’attends de pouvoir exprimer des propositions, engager des discussions sur des problématiques patrimoniales qui vont se poser d’ici peu dans notre ville. Son évolution rapide n’implique pas forcément d’oublier tout ce qui a été fait auparavant. Bien au contraire, il est impératif de garder les traces historiques marquantes de Nantes ».

 

Denis Has, étudiant en histoire : « Étant étudiant en histoire, je me rends compte de l’importance du patrimoine. Pour moi, nier ou vouloir oublier notre histoire, c’est la réécrire. Le patrimoine, c’est des traces de ce passé, qu’on l’apprécie ou pas. Je souhaite défendre le patrimoine pour mieux comprendre notre passé, donc mieux nous comprendre nous et l’espace dans lequel on vit ».

 

Thomas Renard, historien de l’art : « La question du patrimoine soulève des enjeux de société cruciaux. Il est sain qu’un maximum de personnes s’empare de ce sujet. Une politique patrimoniale doit se construire en dialogue entre les élus, les techniciens, les experts et le plus de citoyens possibles. En cela, le Conseil nantais du patrimoine est une bonne initiative pour tenter de faire participer les Nantais ».

 

Anaïs Tromeur, médiatrice culturelle, scénographe : « Cette opportunité de contribuer au CNP répond à mon envie de m’impliquer dans ma Cité en tant qu’habitante, tout en mettant mon regard de scénographe et mon expérience en matière de valorisation du patrimoine à son service. L’Histoire de Nantes est d’une grande richesse et son patrimoine très varié. C’est passionnant de le faire découvrir à ceux qui ne le connaissent pas ou peu. J’espère être utile au sein du conseil pour sa mise en valeur, ainsi que pour la création de la ville de demain ».

 

Manon Guillet, médiatrice culturelle : « Nantaise depuis mon enfance, historienne de l’art et médiatrice culturelle, je suis passionnée par ma ville et ses patrimoines très divers. J’attache une importance toute particulière à la transmission des patrimoines et à leur ouverture au plus grand nombre. J’espère que mon expérience professionnelle de terrain, en confrontation directe avec les publics, pourra apporter une plus-value et un regard particulier pour nourrir les réflexions au sein du conseil ».

 

André Péron, professeur de philosophie, historien : « J’ai postulé pour participer à une démarche collective qui contribue à intégrer les traces du passé nantais aux mutations urbaines actuelles. Mon intérêt pour les patrimoines nantais est celui d’un habitant sensibilisé, par une démarche associative, à l’épaisseur que donnent ces biens communs à notre cadre de vie quotidien et à ce qui est fait pour mieux habiter ensemble la métropole nantaise. »

 

David Plouviez, historien : « J’ai déposé ma candidature pour participer à la “fabrique de la ville”, et faire émerger de nouveaux patrimoines. Nantes est une ville en avance sur ces problématiques patrimoniales — le patrimoine industriel notamment —, mais il est clair qu’il y a encore des efforts à faire sur le patrimoine artisanal par exemple qui fait émerger la notion de patrimoine immatériel ».

 

Justine Bulard, dessinatrice dans la valorisation du patrimoine culturel : « Je suis attachée au patrimoine et le bénévolat est une part importante de ce que j’ai envie d’apporter à mon échelle à la société. Je suis bénévole à la Nouvelle Maison de l’Histoire pour la Société des Historiens du Pays de Retz (SHPR), ainsi que secrétaire à la société historique de Sainte-Pazanne. Je suis également lauréate de l’Institut de l’Engagement. J’espère pouvoir apporter mon point de vue à la Ville de Nantes dans ses choix concernant la politique patrimoniale ».

 

Alexandre Morais, architecte : « J’habite depuis peu à Nantes et, d’un point de vue personnel et citoyen, c’est aussi un moyen de m’engager. D’un point de vue professionnel, et là, c’est mon point de vue d’architecte qui prend le pas, cet engagement marque une volonté de comprendre les orientations données sur l’avenir du patrimoine bâti par la Ville de Nantes. Cela peut servir d’aide aux élus dans leurs prises de décisions ».

 

Florent Bourlet, designer dans le numérique : « Le patrimoine, pour moi, cela va au-delà de la pierre : je l’élargis à la culture et à l’art. Les pierres racontent une histoire, mais encore faut-il comprendre ce qu’elles racontent. Et cela passe par la culture, ciment de cette histoire, pour la rendre accessible à tous. C’est une forme de démocratie ! Ma connaissance du numérique pourrait être un atout pour mettre en valeur ce qui est dit. Sans tomber non plus dans l’écueil du tout numérique ! »

 

Mathias Mary, fondateur de l’association Les Hérons de Nantes : « Je m’interroge sur une autre manière d’appréhender le patrimoine local : comment sortir des sentiers battus pour faire découvrir toutes les richesses d’une ville ? Comment tirer la “ligne verte” jusqu’aux quartiers populaires et les valoriser ? Comment valoriser les acteurs du quotidien qui ont mille et une choses à raconter sur leurs territoires ? Je pense qu’intégrer le CNP peut être un moyen de partager ces questionnements avec les élus et d’autres acteurs locaux ».

 

Gwénaëlle Direur, architecte : « Je suis passionnée par l’idée de questionner le patrimoine d’une ville, non pas d’un simple point de vue technique, mais de l’intégrer à un projet de société plus global. Comment faire cohabiter l’arrivée de nouveaux habitants, avec une qualité de vie préservée, tant sur le plan économique, sécuritaire que de l’ambiance générale ? Agir sur le patrimoine peut réduire les fossés sociaux et favoriser cette mixité sociale ».

 

Matthieu Moulin, ingénieur en acoustique : « Passionné d’histoire et d’architecture en général, l’existence d’un tel organisme m’a beaucoup intéressé. Il est pour moi l’opportunité de m’investir dans la vie locale de ma nouvelle ville (je m’installe à Nantes cet été) tout en apportant mon expertise particulière dans le domaine de l’acoustique ».