Quelles idées pour renouveler les solidarités à Nantes ?

user.username Nantes Métropole, le 15 avril 2022

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A l’atelier « Conciergerie solidaire », on a mis l’animateur dans un placard de concierge ! Les Veilleurs, c’est du sérieux, mais ça n’empêche pas la décontraction !

Ce 14 avril, l’Office des retraités et Personnes âgées de Nantes (ORPAN) organisait un premier atelier Veilleurs dans le cadre des Assises des nouvelles solidarités. Au menu, 4 innovations inspirantes ou controversées mises en débat. Objectif ? Voir si elles peuvent constituer des solutions pour renouveler les solidarités à Nantes. D’autres ateliers veilleurs sont prévus d’ici juin prochain.

Elles sont 15 ce matin-là à la salle de l’Égalité, dans le quartier de Chantenay-Bellevue, venues échanger à l’invitation de l’Office des retraités et Personnes âgées de Nantes (ORPAN). Ensemble, ces citoyennes (les hommes ont semble-t-il boudé la proposition !) ont pour mission de repérer les opportunités, les risques, l’impact possible sur les inégalités, sur l’isolement social de plusieurs pratiques nouvelles en terme de solidarité. Objectif final : réaliser un poster présentant chaque « innovation » et déterminer si c’est un sujet d’avenir pour Nantes… ou pas !

Conciergerie solidaire, réalité virtuelle : ça intéresse

A la table « Conciergerie solidaire », c’est plutôt enthousiaste. « Une conciergerie, ça mélange tous les publics, les jeunes et les plus âgés, les différentes catégories sociales, » souligne une participante. « Dans cet article, ils parlent de tiers-lieux, c’est quoi un tiers-lieu ?  » se questionne une autre, relatant un article issu du dossier documentaire qui présente l’innovation en question. « Je pense au Solilab à Nantes,  » ajoute une autre. « Mais ça n’est pas toujours simple de trouver un local , s’inquiète une autre. Et si on proposait plutôt un bus qui fasse conciergerie ? ».

La table voisine débat de l’intérêt de la Réalité virtuelle, qui peut stimuler les plus âgés dans les EHPAD, faire voyager sans bouger… «  C’est l’avenir, résume une participante motivée, mais c’est pas donné à tous quand même vu les prix ! » Cette solution contribue-t-elle au mieux vivre ensemble ? « Pas si sûr, c’est quand même plutôt une expérience individuelle, il faut qu’on fasse attention à ne pas tout robotiser ! ».

Contrat à impact social ou workfare : on s’interroge

L’atelier sur le « workfare » discute du fait de conditionner une aide sociale à la réalisation d’un travail. Un sujet qui rejoint l’actualité présidentielle et interroge largement les participantes. « Les entreprises risquent de ne plus embaucher que des personnes au RSA ! Ça pourrait finalement contribuer à diminuer le salaire minimum, non ? ». Pas simple dans ces conditions de faire des propositions alors que le groupe ne soutient pas l’idée ! Même son de cloches sur le principe du Contrat à Impact Social, directement importé des pays anglo-saxons, où des entreprises financent des projets sociaux et sont ensuite remboursées par l’État de leurs frais si elles réussissent le projet. La colonne des risques s’allonge petit à petit : « Là, visiblement, on est d’accord pour dire qu’il y a bien plus de risques que d’opportunités  », remarque une participante. Alors, plutôt que d’ouvrir la porte à un tel contrat, «  la meilleure solution ne serait-elle pas que les entreprises paient leurs impôts pour financer ces projets sociaux ?  ».

Le résultat des échanges de ces « veilleuses citoyennes » de l’ORPAN sera présenté lors du temps fort des Assises les 10 et 11 juin prochains. De quoi éclairer chaque nantais ou nantaise sur des solutions inspirantes ou des contre-modèles pour renouveler les solidarités à Nantes !